Santé

Cinq idées reçues sur la douleur

Longtemps ignorée du corps médical car regardée comme un mal inévitable, la douleur devient peu à peu partie intégrante de l'acte de soin. Toutefois, tant chez les médecins que chez les patients, elle reste sujette aux croyances et aux interprétations. Démêlez le vrai du faux grâce à notre questionnaire.

La douleur… cette sensation pourtant universelle, déjà éprouvée à de multiples reprises par tout un chacun, fait encore aujourd'hui face à une faible considération, et commence tout juste depuis quelques années à être prise en compte et traitée à part entière par la médecine. Il n'existe ainsi à l'heure actuelle aucun outil permettant de la mesurer objectivement. Vous souhaitez tordre le cou aux idées reçues ? Voici cinq mythes sur la douleur dont il faut se débarrasser.

Il n'existe qu'un type de douleur

FAUX : la douleur revêt plusieurs facettes. On peut la catégoriser en fonction de sa durée, en distinguant la douleur aiguë, sorte de signal d'alerte limité dans le temps, localisé et intense, et la douleur chronique, qui dure généralement plusieurs mois voire années. Elle se définit également en fonction de son mécanisme. Ainsi, on différenciera la douleur par excès de nociception, qui résulte de l'atteinte des récepteurs de la douleur, la douleur neuropathique, engendrée par une lésion nerveuse, et la douleur dysfonctionnelle, qui résulte d'un problème au niveau des voies de transmission du message douloureux.

Les bébés ne ressentent pas la douleur

FAUX : pendant de nombreuses années, la science a soutenu que le système nerveux du nourrisson était incapable de transmettre les messages de douleur. Il faudra attendre 1987 pour que la preuve du contraire soit faite grâce aux travaux du docteur en pédiatrie Kanwaljeet Anand. La cause : l'enfant ne pouvant pas exprimer lui-même l'intensité de sa douleur, son évaluation est mesurée par autrui de manière subjective, et de ce fait, elle est souvent sous-évaluée. En réalité, la réponse nociceptive devient fonctionnelle dès que le fœtus est âgé d'environ 30 semaines. Les individus de tous âges ont ainsi la capacité de ressentir la souffrance.

Seul un traitement médicamenteux peut soulager la douleur

FAUX : certes, les médicaments de type antalgique peuvent diminuer ou supprimer la sensation douloureuse, en bloquant la transmission du signal nerveux. Toutefois, ils ne sont pas les seuls à agir efficacement. Les soins physiques comme la kinésithérapie, l'ostéopathie, la balnéothérapie ou encore la psychomotricité sont depuis longtemps reconnus pour soulager les troubles musculo-squelettiques.
Les médecines douces, telles que la phytothérapie ou même l'hypnose – de plus en plus plébiscitée en chirurgie – se révèlent également utiles, notamment lorsqu'il s'agit de calmer l'anxiété et le stress chronique. Enfin, des méthodes moins conventionnelles, comme le chant, l'art-thérapie et les massages peuvent aider les patients à se sentir mieux.

Les opiacés provoquent une forte addiction

VRAI ET FAUX : les médicaments antidouleur ne sont pas à prendre à la légère et doivent impérativement être prescrits par un médecin. Ils peuvent engendrer de nombreux effets secondaires indésirables et potentiellement dangereux, comme la somnolence ou des nausées, et créer des dépendances. Toutefois, avec le bon dosage, les risques sont très faibles, y compris pour les antidouleurs puissants comme la morphine. Si vous êtes inquiet, n'hésitez pas à en discuter avec l'équipe médicale qui vous suit. Elle pourra, par exemple, mettre en place un système de rotation des opioïdes, pour éviter l'accoutumance.

Nous percevons tous la douleur de la même manière

FAUX : nous ne sommes pas tous égaux devant la douleur. Notre corps va en effet réagir différemment en fonction de plusieurs critères tels que l'âge, mais aussi le sexe ou la culture. Ainsi, les femmes ont généralement une tolérance à la douleur plus élevée que leurs homologues masculins.

Lauren Ricard
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