Sport
L'Alpe d'Huez : freestyle et Coupe du Monde de Ski de Bosses
[EVENT] L’Alpe d’Huez renoue avec le freestyle et accueille une Coupe du Monde de Ski de Bosses – 17 et 18 décembre !
Après le ski cross et sa championne Ophélie DAVID, l’Alpe d’Huez renoue avec le ski freestyle et plus précisément avec le ski de bosses !
Elle organise deux courses (une en individuel, l’autre en parallèle) les 17 et 18 décembre, avec la présence de la championne olympique française Perrine Laffont, à quelques mois des Jeux Olympiques de Pékin (du 4 au 20 février 2022).
A l’origine, ce retour en Coupe du Monde provient de WAD (We are Different), créée par Christophe Michaud, qui œuvre au développement de l’équipe de France de ski de bosses. L’hiver dernier, une piste nommée WAD Moguls Stadium, est née sur le stade du Signal, à droite du stade de slalom, sur la piste du « Signal bis ». Pour répondre aux critères de la Fédération Internationale de Ski, la piste fait 300m de long, 34 m de large et d’un dénivelé de 140 m. Une évaluation environnementale a été menée de façon à minimiser l’impact de ce projet à la fois sur la biodiversité et le paysage. Le projet a été construit de manière à éviter tous les secteurs sensibles. Des mesures d’évitement et de réduction d’impact sont mises en œuvre.
Tout comme la station de l’Oisans, l’entraîneur Ludovic Didier est ravi de cette collaboration. C’est une enveloppe de près de 300 00 euros qui est attribuée pour organiser cet événement de renommée mondiale. « Ce projet vise à développer le potentiel de la station vis à vis du sport de haut niveau et à recevoir un évènement majeur et fédérateur en début de saison.
La SATA, l’OT, l’ESF, le club de ski seront mobilisés autour de la commune pour recevoir cette compétition », précise Yann Carrel, directeur des opérations SATA Group. « L’objectif est également de pérenniser cette étape à l’Alpe d’Huez chaque année ».
L’Alpe d’Huez ouvre donc une nouvelle page, pour devenir une place forte du ski de bosses !
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Deux épreuves au programme :
- L’individuel : L’individuel (single) est l’épreuve de base, c’est aussi la seule au programme olympique.
C’est assez simple : on descend chacun son tour et on essaie de marquer le plus de points. Tous les concurrents disputent d’abord une manche (run) de qualifications. Les seize meilleurs sont retenus pour la finale. Après ce run, on garde le Top 6 pour la super-finale. A chaque fois les compteurs sont remis à zéro. Les courses s’enchaînent relativement vite. Mais tous les prétendants au podium doivent déjà se montrer aux avant-postes en qualifications et en finales, les énormes surprises restent très rares.
- Le parallèle : Le parallèle (ou dual moguls) est une discipline plus récente, qui figure aussi au programme des Mondiaux. Ce n’est pas encore olympique mais on pousse auprès de la Fédération internationale de ski pour que cela le devienne. Comme son nom l’indique, les athlètes s’affrontent sous forme de duels. Pour les qualifications, elles ont lieu avec un run en solo. Puis, le classement permet d’établir l’ordre du tableau final, comme au tennis, pour le Top 16 (8e de finale) où le premier affronte le 16e, le 2e le 15e, etc. Puis, on enchaîne avec les quarts, demi-finale et les finales. C’est évidemment différent de l’individuel car on a son adversaire dans son champ de vision et cela peut perturber. Il faut skier bien, propre, sauter fort et… arriver devant l’autre en bas de la piste. Certains sont plus à l’aise dans ce format. Perrine (Laffont) ne l’était pas vraiment au début de sa carrière mais elle est quand même devenue double championne du monde de la spécialité. Les deux parcours, bleu et rouge, sont théoriquement similaires mais il s’agit de neige donc, il peut y avoir quelques légères différences. On ne choisit pas son parcours, il y a un tirage au sort.
La piste en chiffres :
- 2 > C’est le nombre de sauts sur chaque parcours. Il s’agit de petits tremplins de mêmes dimensions, disposés à l’issue du premier tiers et à l’entrée du dernier tiers. Les deux sauts proposés au jury doivent être différents.
- 28 > C’est en degrés l’inclinaison du mur du Signal à l’Alpe d’Huez qui est fait l’un des plus raides de la Coupe du monde avec Deer Valley (USA).
- 30 > C’est le temps (maxi) en secondes pour un run. Sur le circuit international, suivant la longueur et l’inclinaison, il varie entre 25 et 30 secondes. Les hommes dévalent la piste à 11 m/s
- 100 > Chaque passage (run) est noté sur 100 points : la technique représente 60 % de la note, les sauts comptent pour 20 % et la vitesse (temps) pour 20 %. Le jury compte cinq juges pour la technique et deux pour les sauts.