Apparue en France en 2005, la vapoteuse a su conquérir bon nombre de fumeurs, souvent persuadés que cette pratique nuit moins à leur santé qu'une cigarette classique. Les années passant, tout porte à croire pourtant que le vapotage serait plus nocif que la cigarette. Décryptage.
Dernières révélations
Depuis plusieurs années, ils sont nombreux à expérimenter la vapoteuse pour essayer de réduire leur consommation de tabac, voire pour se sevrer, ou bien en complément de cigarettes. En 2022, environ 3 millions de personnes vapotaient quotidiennement dans l'Hexagone, selon Santé Publique France. Une tendance décriée par de plus en plus d'études qui tendent à démontrer les prévalences du vapotage.
Une enquête américaine, parue en 2024, a ainsi alerté sur les pathologies liées au cœur. Des chercheurs basés à Baltimore ont en effet suivi 175 000 adultes et découvert que ceux qui utilisaient des cigarettes électroniques avaient 19 % plus de chance de développer une insuffisance cardiaque que les autres fumeurs.
Or, une étude britannique a apporté de nouveaux éléments au mois de février. Les scientifiques ont fait passer des tests de tension artérielle à des personnes âgées de 18 à 45 ans, dans le but de mesurer la vitesse de leur sang. Et il s'avère que vapoter provoque une diminution significative de la vitesse du flux sanguin, limitant également le taux d'oxygène allant dans les organes, ce qui multiplie les risques de défaillances cardiaques et de dysfonctionnements cognitifs, dont la démence.
Vapoter quand on veut et où on veut
Si les produits chimiques se trouvant dans les flacons des cigarettes électroniques pourraient influer sur le risque de potentielles pathologies, les habitudes de consommation n'arrangent rien. En effet, contrairement aux cigarettes classiques interdites dans la plupart des lieux publics, la vapoteuse est tolérée partout ou presque, une liberté qui peut rapidement devenir un engrenage pour certains, tentés de vapoter à longueur de temps…