Jardin

Et vous, les semis, vous les aimez comment ? Avec ou sans repiquage ?

À la fin du mois d'avril, la plupart des légumes peuvent être semés directement en pleine terre. Mais ceci n'empêche pas une partie des jardiniers de continuer à loger leurs graines dans des godets, bien à l'abri dans la serre. Deux approches qui ont leurs raisons d'être, leurs avantages et leurs inconvénients. À vous de choisir !

À première vue, le jardinier pragmatique est un adepte du semis en place, car rien n'est plus simple : il sème, ça germe et puis ça pousse tout seul. Enfin, ça pousse tout seul… À condition que l'arrosage soit régulier et le désherbage rigoureux, que les limaces restent tranquilles et que les intempéries ne s'en mêlent pas. Bref, ça ne pousse pas vraiment tout seul…

Du pour et du contre

Le semis en place a de nombreux avantages. Il évite le stress du repiquage qui perturbe les racines et ralentit le développement des plants durant les jours qui suivent la plantation. Il favorise un enracinement profond, un gage de vigueur et de résistance à la chaleur, à la sécheresse et aux maladies. Enfin, la technique, simplissime, ne nécessite que peu de matériel, de place et d'organisation. Néanmoins, la méthode a aussi ses inconvénients, notamment celui d'offrir aux rôdeurs opportunistes (limaces, oiseaux, rongeurs…) des pousses tendres à dévorer. De même, la concurrence des adventices est exacerbée, et il convient de surveiller le désherbage. Enfin, les très jeunes plants sont vulnérables face aux aléas climatiques (pluie, soleil ardent, vent, etc.).

Prolongations dans la serre

Pour toutes ces raisons, il n'est donc pas dénué de sens de continuer, même en avril, à effectuer les semis en godet sous abri afin de mettre en terre des plants déjà bien gaillards, parés à affronter les affres de la vie en extérieur. D'autant que le semis sous serre, en offrant des températures plus stables et plus élevées, permet de hâter le développement des plantules qui bénéficient en outre, dans leur petit godet individuel, d'un substrat très fertile. On peut ainsi facilement gagner jusqu'à un mois de précocité, si bien qu'au moment de la mise en place, après quatre à cinq semaines de culture à l'abri, on installe des plants vigoureux, moins enclins à se laisser submerger par les herbes indésirables et dont les tissus végétaux, bien durcis, attireront moins les ravageurs.

Des profils à éviter

Cela dit, attention, car certains légumes supportent mal les semis en godet et il est préférable de les semer en place, notamment tous les légumes-racines (carottes, panais, pommes de terre, salsifis, radis…). Les alliacées (ail, oignons, échalotes) aux bulbilles faciles à manipuler demeurent également plus simples à installer en pleine terre. Quant aux cultures denses du mesclun, des salades à couper, du persil et autres fines herbes que l'on sème à la volée, pour elles, la question ne se pose même pas.

Un roulement optimisé

Mine de rien, la gestion des semis hors du potager est une stratégie redoutable pour qui veut optimiser au maximum la production potagère. En effet, les semis en place allongent les durées d'occupation des planches de culture, tandis que le repiquage les réduit, puisque pendant que les plants grandissent dans la serre, les plates-bandes peuvent être occupées par d'autres légumes. Ce n'est pas un hasard si cette technique est très utilisée par les maraîchers bio intensifs.

Benoit Charbonneau
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