Jardin

Cultiver sa propre carotte des sables

Las de son sol argileux peu propice à la culture des légumes racines, M. Q. s'est inspiré des fameuses carottes des sables de Créances. Pas d'AOC à la clé, mais une culture facilitée.

Le handicap du sol

La terre argileuse et lourde du jardin potager de M. Q. lui a longtemps donné beaucoup de fil à retordre pour la culture des légumes racines en général et des carottes en particulier. Mal à l'aise dans la gangue terreuse compacte qui les entourait, elles peinaient à grossir et à s'étirer en profondeur. Les tentatives d'apport massif de matières organiques pour améliorer et alléger le sol se sont soldées par des échecs notoires et n'ont pas apporté de solution viable.

Inspiration marine

C'est en se régalant de carottes des sables que l'idée lui est venue un jour de changer son fusil d'épaule. Si son sol n'est pas adapté, pourquoi ne pas cultiver ses carottes en dehors de celui-ci ? Quatre planches de coffrage et un mélange de sable de rivière (70 %) et de terreau fin (30 %) plus tard, le voilà devant son nouveau carré potager à carottes. Deux centimètres de compost mûr et tamisé, épandu sur toute la surface du carré, ont été incorporés aux premiers centimètres de sable afin d'assurer un apport nutritif aux légumes.

Montée en gamme

Quelques essais auront été nécessaires pour trouver la bonne formule, notamment en ce qui concerne l'arrosage de ce sol relativement drainant. Il est important de garantir l'humidité en surface du sol dans les semaines qui suivent les semis, puis de procéder à des arrosages massifs plus espacés afin de laisser l'eau descendre dans le sol « vrai » et inciter les racines à s'allonger en profondeur pour aller à sa rencontre. Un paillage permanent du sol avec un fin broyat remplace l'amendement traditionnel des algues. Au final, même si la culture réclame un peu plus de surveillance, aucun regret : les carottes sont plus belles, plus grosses, plus longues, plus colorées et plus savoureuses.

Benoit Charbonneau
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