Avec Assassin's Creed Shadows, Ubisoft transporte sa franchise dans le Japon féodal du XVIIe siècle, un cadre que les fans réclamaient depuis longtemps. Le jeu nous propose de suivre deux protagonistes : Naoe, une kunoichi vengeant la destruction de son clan, et Yasuke, un guerrier africain à la stature imposante. Si l'environnement japonais séduit initialement par sa beauté visuelle et ses changements de saisons spectaculaires, l'émerveillement s'estompe rapidement face à la répétitivité des décors. Les châteaux, temples et villages finissent par se ressembler, ne parvenant jamais à égaler la diversité architecturale d'un Origins ou d'un Odyssey. Le gameplay reste figé dans les ornières de la formule moderne de la série : un combat approximatif qui repose trop sur les parades et esquives, une infiltration facilitée par une IA déficiente, et un monde ouvert submergé d'activités annexes superficielles. Malgré quelques améliorations par rapport au laborieux Valhalla, notamment dans la narration et la structure de quête, Shadows reste prisonnier du manque d'ambition d'un studio qui jouait pourtant très gros sur cette sortie.