Jardin

Le maïs, une céréale potagère à ne pas installer n'importe où

Loin des vastes champs de culture mono variétale avides d'arrosage et de mégabassines, le maïs a toute sa place dans nos jardins. C'est en effet l'une des rares céréales que l'on peut cultiver au potager. Mais du fait de son gabarit hors norme et de son mode de pollinisation, il convient de ne pas l'installer n'importe comment.

Que ce soit pour l'épi ou pour le pop-corn, il y a toujours une bonne raison de cultiver du maïs. D'autant que contrairement aux idées reçues, dans un potager, il n'est pas le soiffard que l'on dit. Certes, il a besoin d'eau, mais pas plus que les autres légumes du potager, à commencer par les cucurbitacées. Facile à cultiver, le maïs ne réclame aucun soin particulier, si ce n'est celui de le placer au bon endroit lorsqu'on le sème ou le repique.

Un semis facile à étaler

Le maïs n'est pas le frileux que l'on croit et on peut commencer les semis en pleine terre à partir de la mi-avril. Celui à pop-corn peut se semer en une seule fois et massivement, car on le prépare à partir des grains secs qui se conservent très longtemps. Il n'en va pas de même pour le maïs doux dont on consomme les épis frais. On le sème donc en plusieurs fois, jusqu'à la fin du mois de juin, afin d'étaler les récoltes et de profiter de ses délicieux épis grillés de la mi-août jusqu'au début de l'automne. Bien sûr, au printemps, on peut hâter sa germination en le semant à chaud, en godet, et en le repiquant en pleine terre lorsque les plants mesurent une dizaine de centimètres de haut.

Tout le monde en rang

Le maïs est un géant qui peut dépasser allègrement les deux mètres de hauteur. En revanche, c'est un échalas peu étoffé qui n'encombre pas plus de cinquante centimètres carrés durant sa fulgurante croissance. On peut donc le semer densément, en poquets de deux ou trois graines espacés de quarante centimètres en tous sens. Toutefois, il ne faut pas disposer les semis n'importe comment, et ce pour deux raisons : sa taille imposante et son mode de pollinisation.

Un ombrage naturel

Du fait de sa taille, le maïs fait de l'ombre à ses voisins, d'autant qu'il résiste parfaitement à la chaleur, à condition de bénéficier d'un arrosage généreux. Bénédiction au sud de la Loire, malédiction au-delà, on l'installe donc selon les besoins d'ensoleillement du potager : au sud des autres plantations que l'on cherche à préserver du soleil ardent, ou bien au nord, afin, au contraire, de ne pas faire obstacle aux rayonnements solaires. Dans les régions les plus chaudes, on peut même envisager de cultiver les légumes les plus fragiles (notamment les légumes feuilles) entre deux rangs de maïs espacés d'un mètre.

Une culture dans le vent

Pour les mêmes raisons, le maïs est a priori un excellent brise-vent qui peut protéger les cultures des fortes rafales lorsqu'on le place en périphérie du potager. Hélas, il y a un hic : c'est une plante anémophile. En d'autres termes moins pompeux, il est pollinisé par le vent qui porte le pollen des fleurs mâles vers les pistils des fleurs femelles. Précisons que le maïs est également une plante monoïque, chaque pied portant en même temps des fleurs mâles et des fleurs femelles. Tout ça pour dire que, de manière à garantir une bonne pollinisation et favoriser l'apparition des épis, il faut que les pieds soient placés en enfilade, dans le sens du vent dominant, afin que celui-ci balaye la rangée et y disperse joyeusement les grains de pollen. On privilégie donc les plantations en lignes ou en carrés et on bannit les mises en terre éparses et dispersées.

Le petit plus

Grâce à sa hauteur et à la rigidité sans faille de sa tige, chaque pied de maïs peut servir de tuteur à des cultures grimpantes estivales légères, en particulier le haricot à rames.

Benoit Charbonneau
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